Tarik Touahria, nouveau président de la FCSF: “centres sociaux acteurs de démocratie pour plus de justice sociale”

Quel est ton parcours ?

J’ai une formation en mathématiques et en informatique. Je travaille aujourd’hui comme consultant indépendant en informatique, dans l’analyse de données.

Je suis bénévole dans les centres sociaux depuis une dizaine d’années. J’ai commencé comme bénévole ASL (Ateliers Socio-Linguistiques) / alphabétisation en donnant des cours de français à ceux.celles qui ne savent pas lire ni écrire la langue. A ce moment-là, j’ai ressenti le besoin de m’engager dans quelque chose de collectif et d’utile socialement, car j’étais en plein questionnement sur le sens de mon travail. Et je ne voulais pas être dans une optique descendante ou de charité. Donc je me suis dégagé du temps pour le bénévolat au centre social Accueil Goutte d’or à Paris.  Je pense que mon envie de m’engager sur des actions linguistiques vient de mes 2 grands-mères : l’une algérienne analphabète, l’autre directrice d’école publique, adepte de la pédagogie Freinet. Ce qui explique la connexion avec les ASL !

Je suis ensuite très vite devenu administrateur du centre social, puis trésorier. J’ai rejoint le conseil d’administration de la fédération de Paris il y a 6 ans, puis son Bureau et il y a 3 ans et je suis devenu président. . Je suis toujours resté administrateur du Centre Accueil Goutte d’or pour garder le lien avec les habitants. L’année dernière, je suis devenu administrateur de la FCSF, puis président il y a un mois !

Pourquoi ça t’a paru important de devenir administrateur puis président de la FCSF ?

Je pense que passer d’un centre social à des centres sociaux permet de progresser dans la compréhension et l’appréhension du réseau, de ce qui fait commun et ce qui fait différence. J’ai pris conscience de la puissance de l’objet centre social et j’avais besoin de mieux l’appréhender, mieux le porter collectivement. J’ai aussi envie de contribuer à rendre le centre social plus fort et plus pointu sur la question de la résolution de problèmes sociaux.

Qu’as-tu envie de porter en tant que président ?

J’ai envie de porter haut et fort ce qui a été initié autour de la démarche congrès et du rôle des centres sociaux comme acteurs de démocratie pour plus de justice sociale.  Je voudrais aussi qu’on se reconnaisse nous-mêmes et qu’on soit reconnus – notamment par les financeurs.

Plus largement, comme valeurs, j’ai envie de porter l’émancipation individuelle et collective basée sur la solidarité, le respect de la différence, la lutte contre les injustices.

J’ai enfin envie de porter une fédération à l’écoute, en lien avec les problématiques de tout le réseau et de construire un fédéralisme co-porté. Il y a une réflexion à lancer sur comment adapter le fédéralisme aux nouveaux enjeux de réflexion politique de manière décentralisée.

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