Retour sur la journée Rapport parole d’habitant.e.s des quartiers populaires

Vendredi 10 septembre dernier, une centaine d’habitant.e.s et professionnel.le.s de centres sociaux en quartier politique de la ville se sont réuni.e.s au Palais de la Femme à Paris, à l’occasion de la publication du 5ème rapport Parole d’habitant.e.s de quartiers populaires intitulé “Des habitant.e.s comme les autres ?”

Des ateliers et une table ronde – composée de professionnel.le.s de la politique de la ville (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, l’Union sociale pour l’Habitat, de l’Agence Nationale de Cohésion des Territoires, Question de Ville) et de Tarik Touahria, président de la FCSF ont permis aux habitant.e.s de témoigner sur les réalités qu’ils.elles vivent dans leurs quartiers. La difficulté du confinement est beaucoup ressortie, tout comme le sentiment d’appartenance à son quartier et la solidarité entre les habitant.e.s, malgré souvent des logements insalubres et un sentiment partagé de ne pas être écoutés.

Cette journée – et toute la démarche pour construire le rapport – donne aux habitant.e.s un espace d’expression et d’interpellation: “Notre voix, ce qu’on vit, ce qu’on porte dans les quartiers, on a envie de la dire, même si c’est compliqué. ” Comment le “ils” (les élus, les acteurs locaux, les bailleurs…) fait-il pour aller vers le “nous”, habitant-es des quartiers ? C’est un labyrinthe, comment trouver le chemin ensemble ? Parmi les réponses, les propositions évoquées par les intervenant-es, on parle d’espaces de co-construction et de co-formation entre habitant-es et élu-es. Tarik Touahria, président de la Fédération des centres sociaux réaffirme le rôle des centres sociaux “on sera toujours du côté du “nous” (des habitant-es) pour créer des passerelles vers le “ils” (les institutions, élu-es, pouvoirs publics).”

Lynda et Asmae

Pour Lynda et Asmae, animatrices au centre social L’Escale de Strasbourg, la démarche autour du rapport parole d’habitant.e.s des quartiers populaires a permis “un rapprochement avec les personnes éloignées du centre social”, “c’est un outil qui a permis d’aller à la rencontre, d’aller vers. On a touché de nouveaux publics de tout âge et ça a même permis de rouvrir des équipements de proximité qui n’existaient plus”
Habitantes et bénévoles au centre social jeu de mail à Dunkerque, Marie-Thérèse et Evelyne apprécient particulièrement qu’on prenne la peine de s’intéresser à ces quartiers et que les besoins des gens défavorisés, et leur isolement, soient pris en compte.

L’après-midi était consacrée à la politique de la ville de demain. Les contrats de ville actuels prenant fin en 2022, les participant.e.s se sont interrogé.e.s collectivement sur la place et la contribution des centres sociaux et des habitant.e.s dans le renouvellement des politiques publiques dans les quartiers populaires. Ils et elles ont ainsi pu échanger sur les contrats de ville, la coopération interacteurs, la participation des habitant.e.s, ou bien encore l’accès aux droits, les partenariats, la jeunesse, l’image des quartiers ou le cadre de vie.

> Pour retrouver le rapport dans son intégralité c’est ici

> Pour télécharger la synthèse, c’est là

Deux articles sur des centres sociaux en lien avec le rapport:

Article du Bondy Blog: Au centre social de Garges, la solidarité préférée au mépris de classe

Article et reportage radio sur France Info: Les habitants du quartier de Hautepierre à Strasbourg ont le sentiment d’être délaissés : “on peut dire ce qu’on veut, ça ne bouge pas 

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