FAVE : Faire émerger et animer des Actions collectives à Visée Émancipatrice

La formation “Faire émerger et animer des Actions collectives à Visée Émancipatrice” (FAVE) est née dans le réseau des centres sociaux rhônalpins en 2009, avant de se développer nationalement. C’est une formation qui articule concepts et mises en pratiques, destinée aux acteur.rice.s des centres sociaux bénévoles et salarié.e.s, et ses partenaires de terrain. Elle porte sur  le processus d’accompagnement du développement du pouvoir d’agir  des habitant.e.s. Éclairages de Martine Gerville, déléguée de la fédération des centres sociaux de Moselle et de Joaquim Carvalho, délégué de la fédération des Ardennes, qui viennent d’animer la FAVE à Cayenne et Saint Laurent du Maroni (Guyane).  

C’est quoi la FAVE ?

C’est un parcours de formation – action qui amène les participant.e.s à transformer leur façon de vivre leur métier : ça vient interroger leur posture et pratique professionnelles. Ce n’est pas une formation « one shot » qu’on oublie une fois qu’on l’a vécue. Des administrateur.rices participent également à la FAVE, ce qui leur permet de transformer leur vision du projet centre social et de son rôle concernant l’accompagnement des habitant.e.s. Tous les habitant.e.s, collectivement, vont travailler à trouver des solutions, produites par eux, avec l’accompagnement du centre social.

La FAVE est un projet du réseau des centres sociaux qui est éminemment politique. Ça sert à poser un socle commun et produit une conscience d’appartenance. Les acteurs des centres sociaux identifient ainsi qu’ils peuvent contribuer à un projet collectif de société.

Qu’est-ce que la FAVE permet ou a permis ?

La FAVE permet d’identifier et de conscientiser les injustices vécues sur les territoires  (qui parfois durent depuis des années) ; elle légitime l’action du centre social dans la lutte contre les inégalités et autorise les acteurs à faire un pas de côté en équipe. Les participant.e.s acquièrent des outils concrets qui permettent aux habitants de conscientiser des situations sociales injustes, et face auxquelles les habitant.e.s  se sentaient impuissant.e.s. C’est une démarche qui donne à voir aux habitant.es la possibilité d’agir collectivement, c’est une ouverture pour améliorer les conditions de vie des personnes.

Ça suscite également chez les participants des envies de se retrouver, de continuer à se nourrir dans ce qui fait sens dans leur mission professionnelle ou leur mandat associatif.

Vous venez d’animer une FAVE en Guyane. Est-ce que ça a suscité des envies d’essaimage ?

Oui, toutes les structures qui ont participé ont demandé une seconde FAVE pour former le reste des équipes. Elles souhaitent continuer à se nourrir collectivement sur leur territoire guyanais et dans l’échange avec l’ensemble du réseau. On nous a aussi demandé quand était la prochaine ! Plus précisément, 4 personnes ont exprimé leur envie d’essaimer la FAVE progressivement en Guyane en devenant animatrices de la formation. Sur l’ « après », il est important de ne pas être dans l’impatience de la mise en pratique et de faire des petits pas. Ces petits pas sont à poser conjointement avec les partenaires locaux pour produire une identification commune du sens du travail des centres sociaux.

Retrouvez ci-dessous deux interviews audio de participant.e.s à la FAVE Guyane au mois de février dernier:

  • Mavrick, qui travaille à l’association Paliasso, nous raconte les outils qu’il a apprécié découvrir:

 

  • Mervin, animateur socioculturel à la régie de quartier de Cayenne, nous raconte ce que la FAVE lui a apporté pour sa pratique professionnelle:

 

  • Emeline, travailleuse sociale à la CAF Guyane, nous explique comment la FAVE permet aux gens de réaliser leur potentiel et leurs ressources:
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