Développement durable et pouvoir d’agir à Quetigny

Cet article est extrait de C’est Possible ! n°14 sur l’écologie. Retrouvez le en intégralité ici : https://www.centres-sociaux.fr/ressources/magazine-cest-possible-n14-les-centres-sociaux-plus-chauds-que-le-climat-dec-2019-fevrier-2020/

A Quetigny (21), le centre social La Passerelle en a fait un des axes forts de son projet social suite à un diagnostic mené auprès des habitants de cette commune de 10 000 âmes. « On répond à une mutation globale de la société. L’environnement, c’est un thème transversal qui peut être aussi un outil pour développer le pouvoir d’agir », résume Jérôme Macabey, le directeur. Plusieurs initiatives sont nées de cet engagement, notamment l’organisation de reggae soup & smooth dont la première a eu lieu en décembre 2017 : « cinq adhérents ont été récupérer des légumes invendus dans des supermarchés et fermes bio alentours puis, avec l’aide d’une soixantaine de personnes, ont préparé 80 litres de soupe, dont une partie a été donnée au Samu social. On a mené l’opération en partenariat avec l’agenda 21 pour sensibiliser la population au gaspillage alimentaire », relate Jérôme. Depuis, des reggae soup & smooth sont régulièrement programmées lors d’évènements divers et le centre social a en projet d’en organiser au pied des immeubles au plus près des habitants. Des habitants qui, pour certains, sont très investis au sein du centre social. C’est le cas de Patrick, Saïd, Alain et Jean-Marc. Tous retraités, ils sont présents tous les mardis matins depuis septembre 2018 à l’atelier Bricolo Bricolette. Le concept, c’est Patrick, qui nous l’explique : « les gens apportent un objet cassé – du petit électro-ménager, des outils de bricolage, des ordinateurs… – et, gratuitement, nous tentons de le réparer avec eux. Il faut que ce soit participatif ». En ce mardi matin d’octobre, les bénévoles s’affairent sur une machine à coudre, une machine à café, une machine à pain et une visseuse électrique. Le plaisir est palpable chez ces messieurs qui cherchent la panne, démontent l’objet, le remontent, le tout avec une patience qui force l’admiration. Patrick commente : « J’ai horreur de voir partir ce type d’objets à la déchèterie alors qu’ils sont réparables. Ici, on arrive à sauver 50% de ceux qu’on nous apporte. Et puis, c’est sympa de rencontrer des gens, d’être utiles, d’échanger avec d’autres bénévoles. Mon seul regret : les gens viennent surtout nous voir pour éviter de dépenser de l’argent ; on ne les sensibilise pas assez au développement durable ». Jérôme Macabey conteste : « Au sein des salariés et des adhérents, il y a eu une prise de conscience qui a modifié nos comportements. Toutes ces actions ont eu un impact sur nos vies ».

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