Une mobilisation exceptionnelle pour le congrès de Lyon

Par • 2 Avr, 2013 • Catégorie: A la une, Accueil, Congrès 2013, Zoom sur

Nous avons le plaisir de vous annoncer que, à l’issue de la première phase d’inscription qui prenait fin le 2 avril, nous avons enregistré près de 2 500 inscrits pour le 8e congrès des centres sociaux, qui aura lieu à Lyon les 21, 22 et 23 juin !

L’amphithéâtre du Centre des congrès de Lyon © Nicolas Robin

La FCSF tient à remercier et à féliciter les fédérations départementales et les centres sociaux adhérents pour cette mobilisation sans précédent. En effet, cette participation fait d’ores et déjà du congrès de Lyon le plus mobilisateur de l’histoire de notre réseau – le congrès le plus important jusqu’ici, celui de Strasbourg en 1998, a rassemblé au total 2 200 participants – et nous assure de vivre un moment exceptionnel.

Sur le mini-site dédié au congrès, nous nous faisons l’écho depuis plusieurs mois de cette mobilisation. Dès novembre dernier, Cédric Person, directeur du centre social la Maison de la Particip’Actions à Pont-l’Abbé (Finistère) – premier centre inscrit au congrès! – en témoignait ainsi:

(…) le Congrès est l’occasion pour nos administrateurs de rencontrer d’autres administrateurs d’autres régions, c’est aussi une manière pour eux d’avoir une vision plus large, une vue d’ensemble de ce que sont les Centres sociaux. Au vu du programme, nous sommes intéressés pour échanger des points de vue sur les questions sociales, voir comment elles sont traitées ailleurs, prendre les bonnes idées. Quant a la question du « pouvoir d’agir », nous y voyons une manière d’affirmer avec plus de forces la place des habitants. Enfin, il ne faut pas oublier l’aspect convivial, festif et l’occasion de visiter Lyon, qui contribuent également à la motivation (rires) !

Dominique Meyzie, directrice du centre social de Bagnols-sur-Cèze (Gard), qui a inscrit 20 personnes au Congrès, s’exprimait quant à elle en ces termes:

(…) je pense que le Congrès est une occasion unique de se rendre compte que nous faisons partie d’un mouvement national, d’un grand ensemble, que sommes très nombreux et donc potentiellement très forts. Je pense que ça peut donner de l’élan à certains, le fait de ressentir, y compris physiquement, la force du réseau. Bien sûr c’est aussi l’occasion d’aller voir ce que font d’autres centres sociaux et de vivre quelque chose tous ensemble.

Henri Prothière, tout jeune retraité et ancien directeur du centre du centre socioculturel des Hauts du Lyonnais à Saint-Symphorien sur Coise, dans le Rhône, est quant à lui bénévole pour l’organisation du Congrès de Lyon. Il s’occupe notamment de la mise en place du Magasin, le lieu dédié à la mise en valeur des contribution du réseau. Il décrit le congrès en ces termes:

Ma devise, en tant que directeur, a toujours été « faire le pari de l’intelligence ». Le congrès, c’est ça pour moi, c’est un moment de ressourcement, qui nourrit soi et les autres. Quand on est replié sur soi, on développe un complexe d’infériorité, qui peut nous empêcher d’avancer. Les rencontres que l’on fait dans un congrès nous permettent au contraire de progresser.

Quant à Gérard Timbert, directeur du centre socio-culturel du Pouzin, administrateur de la Fédération de l’Ardèche et « référent congrès » sur ce département qui a mobilisé plus de 80 personnes, il s’exprimait sur le thème de ce congrès:

Comment donner du pouvoir aux habitants, les accompagner dans leurs prises de conscience et leur capacité à agir collectivement, à la fois pour une meilleure qualité de vie et pour le développement de leur territoire? (…) cela implique sans aucun doute des changements de comportements, de pratiques et d’approche du territoire. C’est un mouvement qui débute dans les centres sociaux et qui demandera certainement du temps, mais ces questions méritent d’être posées. Du coup, je pense que le congrès de Lyon constituera un bon point de départ pour le réseau, et qu’il nous permettra dans quelques années, de mesurer le chemin parcouru (ou pas)!

Enfin, laissons le mot de la fin à Solange Bouchet, “référente politique” représentant la CA de la FCSF dans le groupe qui pilote l’organisation de l’évènement, qui exprimait sa vision du congrès avec les mots suivants:

J’aimerais que ce soit un temps de réflexion, de partage d’expériences, mais aussi un temps d’amitié et de convivalité, qui doit nous enrichir et nous donner la force de continuer, en dépit des difficultés. Je me réfère à Jean-Claude Guillebaud, dont je viens de lire « Une autre vie est possible », ou encore à Patrick Viveret, pour penser que cette crise qui dure depuis 30 ans a profondément affecté le fonctionnement de notre société. Face à cela, il ne faut pas se démoraliser mais se poser les bonnes questions: comment réagir face à ces mutations? Que peuvent faire les centres sociaux? Comment aider les habitants à développer leur pouvoir d’agir? La « fabrique des possibles » devra nous permettre d’ouvrir des voies pour le centre social de demain.

est chargé de communication FCSF / webmestre du site www.centres-sociaux.fr.
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